20 juin 2009

Millenium, Tome 3 - Stieg Larsson

La reine dans le palais des courants d'air

mill_nium3 Actes Sud – septembre 2007 – 710 pages

Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain

Présentation de l'éditeur
Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte. Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n'est pas morte. Ce n'est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l'hôpital, dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle... Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent. Côté forces du bien. on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente.

Biographie de l'auteur
Né en 1954, Stieg Larsson était journaliste. Il est décédé brutalement en 2004, juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie
Millénium dont le premier est disponible chez Actes Sud (Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, 2005) et le deuxième (La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, 2006).

Mon avis : (lu en juin 2009)

C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai fermé ce troisième tome qui achève cette superbe série de Millénium. J'ai adoré suivre les aventures du couple improbable que sont Lisbeth et Mikael. Millénium n'est pas un simple roman policier mais surtout une étude sociologique de la société Suédoise.
Au début de ce troisième tome, nous retrouvons Lisbeth et Mickael quelques heures à peine après la fin du second tome. Lisbeth est dans un sale état inconsciente, avec une balle dans la tête, une balle dans la hanche et une dans l'épaule, Mikaël est menotté... La rédaction de Millénium va se mobiliser pour faire défendre Lisbeth. On retrouve aussi tous les soutiens de Lisbeth qui se s'unissent : Dragan Armanskij, son ancien patron, de même que son ancien tuteur. Certains policiers vont aussi rejoindre ce camp.
Nous allons être plongé dans une enquête, minutieuse, au cœur de complots politiques, de trafics en tout genre et de la police secrète.

Un immense plaisir de lecture, comme pour les deux volumes précédents, j'ai commencé lentement ce troisième tome et rapidement je n'ai pas pu le lâcher avant la fin de cette nouvelle histoire toujours aussi passionnante et captivante. Finalement, je suis bien triste de quitter les héros de Millénium qui m'étaient devenus familiers . Le journaliste suédois Stieg Larsson aurait rédigé les deux cent premières pages du tome 4 avant de décéder. Pourra-t-on un jour lire ce mystérieux Millénium 4 ?

Extrait : (page 19)

Mikael Blomkvist lorgna sur la montre et constata qu'il était 3 heures et des poussières. Il avait des menottes aux poignets. Il ferma les yeux pendant une seconde. Il était exténué mais l'adrénaline lui faisait tenir le coup. Il rouvrit les yeux et regarda hargneusement le commissaire Thomas Paulsson qui lui rendit un regard embêté. Ils étaient assis autour d'une table de cuisine dans une ferme d'un patelin qui s'appelait Gosseberga, quelque part près de Nossebro, et dont Mikael avait entendu parler pour la première fois de sa vie moins de douze heures auparavant.

La catastrophe venait d'être confirmée.

- Imbécile, dit Mikael.

- Écoutez-moi...

- Imbécile, répéta Mikael. Je l'ai dit, putain de merde, qu'il était un danger de mort ambulant. J'ai dit qu'il fallait le manier comme une grenade dégoupillée. Il a tué au moins trois personnes, il est bâti comme un char d'assaut et il tue à mains nues. Et vous, vous envoyez deux gardiens de la paix pour le cueillir comme s'il était un simple poivrot à la fête du village.

Mikael ferma les yeux de nouveau. Il se demanda ce qui allait bien pouvoir encore foirer au cours de cette nuit.

Il avait trouvé Lisbeth Salander peu après minuit, grièvement blessée. Il avait appelé la police et réussi à persuader les Services de secours d'envoyer un hélicoptère pour évacuer Lisbeth à l'hôpital Sahlgrenska. Il avait décrit en détail ses blessures et le trou que la balle avait laissé dans son crâne, et il avait trouvé un appui auprès d'une personne intelligente et sensée qui avait compris que Lisbeth avait besoin de soins immédiats.

Posté par aproposdelivres à 21:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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