07 juin 2009

Ceux qu’on aime – Steve Mosby

ceux_qu_on_aime traduit de l'anglais par Clément Baude

Sonatine - février 2009 – 350 pages

Présentation de l'éditeur
Vous laissez un message à l'un de vos proches, dont vous n'avez pas de nouvelles. Il ne vous répond que par mail ou par SMS. De nos jours, rien de plus normal. Vous inquiétez-vous ? Imaginez-vous une seconde que ce n'est pas lui qui vous a répondu, qu'il est séquestré, privé d'eau et de nourriture... et que vous n'entendrez plus jamais le son de sa voix ? Tel est le mode opératoire d'un tueur en série qui s'attaque à des jeunes femmes célibataires, les séquestre, endosse leur identité auprès de leurs proches et les laisse dépérir à petit feu, dans l'abandon le plus total. Sam Currie est commissaire, Dave Lewis journaliste, tous deux ont sur la conscience la mort ancienne d'un parent, qu'ils auraient peut-être pu sauver s'ils avaient fait davantage attention à lui. Deux hommes hantés sur qui un piège infernal va se refermer, et qui devront trouver les ressources psychologiques nécessaires pour assumer leur passé, affronter le tueur et, cette fois, être là pour ceux qu'ils aiment. Une tension dramatique oppressante, un art machiavélique de l'intrigue, une perversité sans égal : on retrouve, après Un sur deux, la marque de fabrique de Steve Mosby, qui aborde avec ce roman des thèmes aussi universels que la solitude dans la société contemporaine, la force des sentiments, et les nécessaires priorités de l'existence.

Biographie de l'auteur
Steve Mosby est né en 1976 à Leeds. Jeune écrivain surdoué, comparé à Dennis Lehane et à Michael Connelly. Après "Un sur deux", "Ceux qu'on aime" est son deuxième roman paru en français.

Mon avis : (lu en juin 2009)

L'idée de départ de l'intrigue est plutôt originale et intéressante : le tueur utilise des sms et des mails pour faire croire aux proches de sa victime que celle-ci est en pleine forme. Mais, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver dans les nombreux personnages qui sont décrits dès le début de l'histoire. Mais l'intrigue en elle-même met un peu trop de temps avant de vraiment commencer. Le livre se lit facilement, on passe un bon moment, mais le dénouement est assez prévisible.

Extrait : "Il existe un principe de base chaque fois que l'on veut étudier un tour de magie. Il faut partir de l'effet final, le truc que l'on n'arrive pas à expliquer, pour remonter en arrière, en se concentrant sur les choses que l'on connait et en cherchant des indices dans les interstices. Il n'y a que comme ça qu'on peut découvrir le secret : graver tous les paramètres du tour dans le marbre, puis comprendre comment il a pu être effectué à l'intérieur de ce cadre.

Si une bague apparait soudain dans un pot de fleurs à côté de la porte, c'est que quelqu'un l'y a déposée. Si une seule personne se trouvait près de cette porte, alors ça ne peut être qu'elle. Si cette personne n'a pu prendre la bague qu'à un seul moment, alors elle l'a prise à ce moment-là. En s'appuyant sur le visible, on comprend l'invisible."

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