15 mars 2009

Malek - Janine Boissard

Malek Fayard – octobre 2008 – 266 pages

Résumé :  Malek est un petit garçon qui ne peut compter que sur lui-même.
Très vite, le destin lui arrache son père et dépouille sa famille de ses terres et de son honneur. Il ne reste que l'école, le travail. Cent fois sujet au doute et à l'abattement, cent fois Malek fait le choix de la connaissance et de la liberté, de l'amour d'autrui et de l'amour du beau. Malek est un petit héros. Il deviendra un humaniste. Romancière de l'enfance et de l'adolescence, Janine Boissard était née pour raconter cette vie pétrie d'espoir et de volonté.
Une histoire si belle qu'elle pourrait être un conte. Et qui est pourtant une histoire vraie.

Auteur : Janine Boissard est née et a fait ses études à Paris. Très jeune, elle a choisi de se consacrer à l'écriture et publie son premier roman, "Driss", à vingt-deux ans chez René Julliard. Ce livre est signé, comme les trois suivants chez le même éditeur, de son nom de femme mariée : Janine Oriano. Toujours sous le nom d'Oriano, elle se lance dans le roman noir: "Un peu par jeu, parce que toutes les formes d'écriture m'intéressent, et aussi parce qu'on m'avait dit que c'était une façon de vivre de sa plume..." Elle est ainsi la première femme à entrer dans la fameuse "Série Noire" avec "B comme Baptiste".

En 1977, Janine Oriano reprend son nom de jeune fille pour publier aux éditions Fayard sa célèbre saga "L'Esprit de famille" (six volumes en tout, de 1977 à 1984). L'évolution de la société, les chambardements dans la famille, les problèmes de couple, ceux de l'adolescence, ceux de la femme moderne face au monde du travail sont ses thèmes favoris. En 1996, elle publie "Une Femme en blanc" (Robert Laffont), un formidable succès en librairie, traduit en Allemagne et en Italie; sans oublier la série télévisée en six épisodes, diffusée en 1997 sur France 2, avec Sandrine Bonnaire.

Également scénariste, adaptatrice, dialoguiste pour la télévision, Janine Boissard a publié à ce jour une trentaine de livres. Décorée des Palmes Académiques pour son action auprès de la jeunesse, elle vit de sa plume depuis vingt ans. L'écriture est, dit-elle, "à la fois ma passion, un métier exigeant et ma façon de respirer".

Mon avis : (lu en mars 2009)

Dans ce nouveau livre, Janine Boissard raconte l’enfance et l’adolescence du célèbre intellectuel algérien Malek Chebel. Une histoire vraie qui pourrait être un conte. Au début, il y a une famille avec Zhora la mère, Hocine le père et Tayeb le petit frère. Mais Hocine va partir pour la guerre et Zhora retourne vivre avec ses deux fils chez son père. Ce dernier va être dépossédé de ses biens et Malek et son petit frère se retrouvent pupilles de la nation. Loin de sa famille, Malek va vouloir s'en sortir et avec le soutien de plusieurs professeurs il va découvrir la littérature puis la culture. Il gravira tous les échelons l’un après l’autre et obtiendra un doctorat en psychopathologie clinique et psychanalyse et un autre en anthropologie et de sciences de la religion. Ses thèses feront l’objet de livres, lui qui très tôt, a su qu'il serait écrivain. Janine Boissard a su raconter cette belle histoire avec beaucoup de sensibilité. Un beau message d’espoir pour tous les enfants du monde.

Extrait : (page 102)
De bonnes odeurs montent de la cuisine où le dîner se prépare. La famille s'est rassemblée au salon autour de la cheminée. Malek sort fièrement son carnet.
Ses meilleurs notes sont en français et en dessin. Très bonnes en sciences, histoire et géographie, un peu moins en mathématiques. Les remarques sont élogieuses, le directeur a conclu par un 'Malek ira loin' qui l'a projeté au ciel. les oncles se transmettent gaîment le carnet, se lançant les bonnes notes à voix haute. Le visage de Zohra brille de fierté ; nul doute qu'elle se les fera répéter jusqu'à les savoir par cœur.

Extrait : (page 137)
Au fur et à mesure que se déroulaient les scènes, s'échangeaient les répliques tant de fois répétées, une chose stupéfiante s'est produite : les yeux de Malek se sont dessillés, comme après un envoûtement. Camille l'orgueilleuse, repoussant les hommes... Nora la prude, traitant les garçons de balourds, leur préférant la compagnie des filles, jouant avec ses sentiments : une même personne ! Nora-Camille ne l'a jamais aimé et ne l'aimera jamais.
C' est la fin de la pièce, la dernière rencontre entre Camille et Perdican. Elle lui annonce son intention de retourner au couvent.
- Adieu, Perdican, dit-elle sous les huées du public.
- Adieu, Nora, murmure Malek tandis que le rideau retombe.

Posté par aproposdelivres à 18:39 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,