J'ai passé un long moment de mon samedi au Salon du Livre de Paris avec l'un de mes fils de presque 14 ans.

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C'est une très très grande librairie et j'ai pris beaucoup de plaisir à me promener de stand en stand, avec comme seule envie de feuilleter des livres, j'ai également ramassé sur les stands marques pages, cartes postales, catalogues... J'ai pu prendre dans mes mains un e-book : j'ai eu un impression de fragilité de l'appareil... et je ne me sens absolument pas prête à abandonner le livre papier avec sa couverture colorée, la douceur du papier et le plaisir de tourner les pages ! J'ai également croisé des personnalités dans les allées du salon (Alain Juppé, Jack Lang qui étaient invités à la radio séparément), j'ai pu apercevoir des écrivains (Isabelle Alonso, Bernard Werber, Patrick Graham...) qui participaient à des débats publics. Et bien sûr, beaucoup d'écrivains ou dessinateurs étaient là pour dédicacer des livres...

Mon meilleur souvenir de ce salon reste le suivant : j'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec un écrivain que j'ai découvert cet été et beaucoup aimé... avec son livre "Les déferlantes", Claudie Gallais. Elle est très sympathique et semblait presque gênée d'entendre tout le bien que nous (les lectrices) pensions de son livre.

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Après le Salon du Livre, nous sommes partis direction l'Hôtel de Ville voir l'Exposition du "Petit Nicolas" :

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La Mairie de Paris rend hommage au « Petit Nicolas » à l’occasion du 50ème anniversaire de sa création. L’exposition-hommage, qui a lieu du 6 mars au 7 mai, est la première exposition jamais consacrée à ce personnage créé en mars 1959 par l’écrivain René Goscinny et le dessinateur Jean-Jacques Sempé.

Côté Sempé : Environ 150 dessins originaux en noir et blanc du Petit Nicolas, agrémentés par d'imposantes photos et citations de Sempé et Goscinny, constituent le fil rouge de l'exposition.  Nicolas avec son cartable, souvent le sourire aux lèvres, suit le chemin de l'école. Nicolas se joue de ses professeurs, la plupart du temps ridiculisés. Face à ses parents, il se transforme en gamin ingénu. Dans la cour de l'école, il observe ses camarades turbulents. Les dessins sont parus dès 1959 dans Sud-Ouest Dimanche et dans le défunt magazine Pilote. L'on découvre aussi les éditions originales du Petit Nicolas publiées entre 1960 et 1964 aux éditions Denoël, ainsi que les éditions étrangères, de la République Tchèque à la Corée du Sud en passant par la Malaisie.

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Côté Goscinny : Restitués comme par magie, les outils de travail de Goscinny figurent en bonne place dans l'exposition. Sa machine à écrire, une RoyaSl Keyston rapportée des Etats-Unis dont il s'est servi pour les textes de Lucky Luke, d'Astérix et du Petit Nicolas, trône royalement. Une vieille édition du Larousse, dans laquelle il puisait pour imaginer les citations en latin d'Astérix, sied non loin de là. Un exemplaire de la revue des anciens du collège français de Buenos Aires, où Goscinny a passé toute sa scolarité, nous permet de jeter un oeil sur des illustrations de vieille dame ou de scènes de famille. Aucun doute là-dessus : l'auteur aurait aussi pu devenir dessinateur, s'il n'avait pas décidé de se consacrer exclusivement à l'écriture de scénarios dans les années 1950.

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Exposition gratuite du 6 mars au 7 mai de 10h à 19h (sauf dimanche et fêtes).