prisonnier_paradis Folio – mai 1998 - 208 pages

traduit du finnois par Antoine Chalvin

Quatrième de couverture
Un avion qui fait un amerrissage forcé avec à son bord des sages-femmes et des bûcherons - à proximité quand même d'une île - cela n'existe que chez Paasilinna. Voici les naufragés qui s'organisent, chacun retrouvant vite ses habitudes : les Finlandais distillent de l'alcool et ouvrent le " Café de la jungle ". Les Suédoises mettent sur pied un centre de planning familial - n'oublions pas qu'il y a vingt-huit hommes et vingt-six femmes échoués sur la plage. Une plage de sable blanc bordée de cocotiers et où finalement, entre chasse, pêche et culture, la vie ne va pas être désagréable du tout. Au point que certains n'auront aucune envie de retrouver la " civilisation " quand un navire américain s'approche et que son commandant veut évacuer les joyeux naufragés. Des problèmes aigus vont alors se poser et il faudra tout l'humour de Paasilinna pour tenter de les résoudre.

Biographie de l'auteur
Arto Paasilinna est né en Laponie finlandaise en 1942. successivement bûcheron, ouvrier agricole, journaliste et poète, il est l'auteur d'une trentaine de livres, pour la plupart traduits en français et publiés chez Denoël où ils ont toujours rencontré un grand succès. Citons entre autres Le Meunier hurlant, Le Lièvre de Vatanen, Petits suicides entre amis ou encore Un homme heureux.

Mon avis : (lu en juillet 2005)

C'est peut-être le livre de Paasilinna le plus décalé... Les situations sont vraiment loufoques, les personnages sont nombreux et très bien décrits, on se laisse entrainer dans l'absurde. Comment organiser la vie d'un petit groupe d'hommes et de femmes sur une île déserte ? Quelle répartition des pouvoirs, des tâches, quels interdits, quelle moralité... Progressivement, ces naufragés vont se construire un monde débarrassé du superflu où le vrai bonheur semble possible... Ce livre est très facile à lire et j'ai beaucoup ri !

Extrait : "L’avion tanguait dans l’obscurité. Nous volions au-dessus de l’océan Pacifique, dans le secteur de la Mélanésie, après avoir franchi le trentième parallèle et le tropique du Cancer.
Nous nous trouvions dans la zone chaude du globe- là où, même pendant les mois les plus froids, la température ne descend jamais au-dessous de dix-huit degré. L’avion volait depuis trois heures. Nous avions décollé du Japon, de l’aéroport international de Tokyo.
Je suis journaliste. Un Finlandais tout ce qu’il y a d’ordinaire : un individu mal éduqué, avec des ambitions limitées, une veste usée et un caractère sans relief. J'ai dépassé la trentaine. Je suis d’une colossale banalité et il arrive que cela me chagrine."