Opium

Albin Michel – février 2002 – 180 pages

Résumé : C'est une route aux mille parfums, aux mille périls aussi : celle qui, partant de Londres pour atteindre les Indes, se perd irrémédiablement dans l'Empire de la Chine. Un périple que l'on nomme la route du thé. Pour la première fois, en 1838, un homme va s'y aventurer, décidé à percer le secret des thés verts, bleus et blancs, inconnus en Angleterre.

Au fil de son voyage, il va rencontrer Pearle, un riche négociant irlandais, Wang, le gardien de la vallée sacrée, Lu Chen, l'invisible empereur du thé, et Loan, une Chinoise aux yeux verts qui porte, tatouée sur son épaule, une fleur de pavot. Au terme de sa quête, l'opium. Un amour que l'on ne choisit pas.

Auteur : Maxence FERMINE est né à Albertville en 1968. Il a passé son enfance à Grenoble, avant de partir à Paris où il restera treize années. Il a suivi pendant un an des cours dans une faculté de Lettres, puis a décidé de voyager en Afrique. Il s'éprend du désert, travaille dans un Bureau d'Etudes en Tunisie. Il se marie et vit maintenant en Savoie avec sa femme et sa fille. Il a déjà publié " Neige " en janvier 1999, " Le violon noir " en septembre 1999 et "L'apiculteur" en août 2000. Opium est son quatrième livre.

Mon avis : (lu en 2006)

J'ai beaucoup aimé la poésie et la délicatesse de Neige et je n'ai pas été déçu par Opium.

Étant amatrice de thé, je me suis laissé emporter une nouvelle fois par l'écriture de Maxence Fermine sur la route des thés : une route aux multiples parfums, aux multiples dangers. Elle part de Londres, se poursuit aux Indes et se termine dans l'Empire de Chine. On est envouté par ce conte philosophique, ce récit d'aventures.

Extrait : "Charles Stowe entra dans la pièce. Un salon feutré envahi d'une multitudes d'objets et de plantes. Pas de clarté, hormis quelques rais de lumière filtrant des persiennes closes. Deux fauteuil, une table basse sur laquelle était disposé un service à thé en argent ciselé, quelques tableaux aux murs. Et partout une odeur d'encens. Il avança lentement et attendit.
- Vous souhaitiez me voir ?
Il fit volte face et découvrit, dans le coin le plus sombre de la pièce, une femme allongée sur un divan drapée de soie. Il ne pouvait rien voir de son visage, excepté sa bouche aussi rouge qu'un fruit. Elle fit jouer les persiennes et la lumière innonda la pièce. Il découvrit alors cette femme, aussi belle et mystèrieuse que la première fois. Elle était simplement vêtue d'une tunique de soie verte. Elle avait de long cheveux noirs. D'immense yeux verts.
Et elle fumait une pipe d'opium."