14 janvier 2009

L'homme qui voulait être heureux – Laurent Gounelle

l_homme_qui_voulait__tre_heureux Anne Carrière Editions – février 2008 – 221 pages

Présentation de l'éditeur
Imaginez...
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où...
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux.
Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.
Avec L'homme qui voulait être heureux, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.

Biographie de l'auteur
Laurent Gounelle est spécialiste du développement personnel. Depuis quatorze ans, il parcourt le monde à la rencontre de praticiens exceptionnels, qu'ils soient experts américains en neurosciences, shamans péruviens ou sages balinais.

Mon avis : 5/5 (lu en janvier 2009)

Une lecture qui fait beaucoup de bien. Ce livre est riche d'enseignements, il nous amène à nous poser les bonnes questions pour mieux diriger sa vie. On ressort de cette lecture avec de vraies pistes de réflexions et plein d'optimisme.

Une leçon de sagesse à consommer sans modération !

Extraits :

Le vieil homme ( Maître Samtyang)
«
- Une vie réussie est une vie que l'on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l'on fait, en restant en harmonie avec qui l'on est, et, si possible, une vie qui nous a donné l'occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose qu'à nous-mêmes et d'apporter quelque chose à l'humanité, même très humblement, même si c'est infime. Une petite plume d'oiseau confiée au vent. Un sourire pour les autres » (p.179)

« - C'est juste pour vous dire que le choix vous appartient.  À certains moments, dans la vie, on n'a pas forcément beaucoup de choix, et ceux-ci sont peut-être douloureux, mais ils existent et, au final, c'est vous qui  déterminez ce que vous vivez: vous avez toujours le choix, et c'est bien de garder à l'esprit cette idée » (p.188)

« Pour moi une nouvelle vie commençait, et dorénavant, ce serait MA vie, fruit de mes décisions, de mes choix, de ma volonté. Adieu les doutes, les hésitations, les peurs d'être jugé, de ne pas être capable, de ne pas être aimé. Je vivrai chaque instant en conscience, en accord avec moi-même et mes valeurs. je resterai altruiste, mais en gardant à l'esprit que le premier cadeau à faire aux autres est mon équilibre. J'accepterai les difficultés comme des épreuves à passer, des cadeaux que m'offrent la vie pour apprendre ce que je dois apprendre afin d'évoluer. Je ne serai plus victime des évènements, mais acteur d'un jeu dont les règles se découvrent au fur et à mesure, et dont la finalité gardera toujours une part de mystère. » (p.216)

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Elle fait des galettes, c’est toute sa vie – Karine Fougeray

Elle_fait_les_galettes__c_est_toute_sa_vie Pocket – février 2005 - 118 pages

Présentation de l'éditeur
" Elle nous nourrit de galettes. C'est sa façon à elle de donner de l'amour. " C'est la Bretagne avec un bistrot sur la cale, une chapelle en haut de la falaise, une grève à marée basse. Avec ses hommes de mer aimés par des femmes à terre, ses jeunes, ses petites vieilles, ses pêcheurs qui n'en sont pas, ses fillettes qui n'aiment pas naviguer. C'est aussi un stage de voile et des chansons de marins. Et ce sont, surtout, des caractères bien trempés... Une promenade inattendue qui vous laissera sur les lèvres un goût d'embruns et de beurre salé.

Biographie de l'auteur
Karine Fougeray est graphiste. Elle est née à Saint-Malo en 1963 où elle passe son enfance et son adolescence. Après 17 années de vie parisienne, elle revient s'installer en Bretagne, de retour dans sa région, l'envie d'écrire la gagne. Son premier ouvrage, Elle fait des galettes, c'est toute sa vie, a paru en 2005 aux éditions Delphine Montalant. Son premier roman est paru en 2008, Ker Violette.
Mon avis : 5/5 (lu en février 2008)

C'est un recueil de 14 nouvelles qui sentent bon la Bretagne mais pas seulement... C'est un hymne à la Bretagne et à la mer, aux gens de mer. Les personnages sont attachants, ils nous semblent familiers. Ce livre est un concentré de simplicité, de tendresse et d'humour mais aussi de dérision et de cruauté.
Moi qui aime la Bretagne et le bord de mer j'ai été ému et j'ai trouvé ce livre savoureux comme des galettes !
Extrait : (p.11)

« Pour la pâte, elle sait parfaitement comment s'y prendre, elle possède le coup de main comme on dit. A huit heures, chaque vendredi matin, le rituel se met en marche. Elle extirpe du placard la bassine en émail et la pose au fond de l'évier. A côté, sur l'égouttoir, elle place le paquet de sarrasin, libère au robinet un mince filet d'eau et fait en sorte que celui-ci ruisselle doucement sur la paroi de céramique blanche. Ses gestes sont si huilés, si répétés, si râpés aux coudes que son chat Mistigri pourrait les mimer s'il était moins gros.

Louise, ma cousine qui commence à avoir des seins, utilise des grands mots en racontant qu'elle monte sa pâte en plusieurs étapes religieuses et éternelles. Elle dit que c'est une messe de quatre heures, une confession d'amoureuse éternellement recommencée du fond de cette bassine cabossée.

Amoureuse de sa bassine, Mémé ? Moi, je vois juste de l'eau, de la farine. De la farine et de l'eau. On n'ose pas lui demander les quantités. On n'ose pas lui demander les proportions. On n'ose pas lui demander d'expliquer.

A midi, elle remonte des profondeurs de la cave le lourd galetier qui lui vient de sa mère, et qui, du temps de sa mère, lui venait de sa mère à elle. Mistigri lui jette un regard envieux au moment où elle enfonce dans le pot de saindoux le tampon à graisser, lui faisant opérer une légère rotation de gauche à droite pour l'imbiber suffisamment, mais pas trop. Le galetier est déjà chaud et, comme on n'a plus le droit d'être dans ses pattes, on entend sans le voir le grésillement de la graisse animale qui se liquéfie en traînées circulaires et brillantes sur la fonte noire et brûlante.

Elle nous nourrit de galettes. C'est sa façon à elle de donner de l'amour. »

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Neige – Maxence Fermine

Neige neige_p
Arlea - novembre 2000 – 128 pages

Points - décembre 2000 - 96 pages

illustrations par Georges Lemoine

Résumé :
À la fin du XIXe siècle, au Japon, le jeune Yuko s'adonne à l'art difficile du haïku. Afin de parfaire sa maîtrise, il décide de se rendre dans le sud du pays, auprès d'un maître avec lequel il se lie d'emblée, sans qu'on sache lequel des deux apporte le plus à l'autre. Dans cette relation faite de respect, de silence et de signes, l'image obsédante d'une femme disparue dans les neiges réunira les deux hommes.

Auteur : Maxence Fermine, né en 1968 à Albertville, est un écrivain français. Il a vécu à Paris puis en Afrique où il a travaillé dans un bureau d'études. Il vit aujourd'hui en Haute-Savoie avec sa femme et ses deux filles

Mon avis : (lu juin 2004)

Ce livre est de la pure poésie. Le livre est court et se lit facilement. Il nous emmène au Japon, le pays des haïkus, petits poèmes de 3 vers et 17 pieds.
Ce petit livre est donc le poème de la neige et l'histoire de son poète Yuko. C'est également une très belle histoire d'amour écrite avec beaucoup de délicatesse.

J'ai vraiment été envouté par la beauté, la pureté de ce livre aussi bien pour le texte que les illustrations. Cette histoire ne peut que vous émouvoir. A lire absolument.

Extrait :
"Yuko vénérait l'art du haïku, la neige et le chiffre sept.
Le chiffre sept est un chiffre magique.
Il tient à la fois de l'équilibre du carré et du vertige du triangle.
Yuko avait dix-sept ans lorsqu'il avait embrassé la carrière de poète.
Il écrivait des poèmes de dix-sept syllabes.
Il possédait sept chats.
Il avait promis à son père d'écrire seulement soixante-dix-sept haïku par hiver.

Le reste de l'année, il resterait à la maison et oublierait la neige."

Posté par aproposdelivres à 08:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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